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JUILLET

JUILLET 2016

Je me suis dispersée.
Avec l’été et les journées plus longues je me suis crue capable de tout faire, d’arriver à organiser 1000 choses en une journée, j’ai voulu ressembler à ces filles des pubs Oenobiol solaire, qui ont le temps pour tout, même pour PRÉPARER LEUR PEAU À L’ÉTÉ (sérieusement). Sous un soleil rare, j’ai donc couru partout, ri, bu, lancé de nouveaux projets, parcouru la France, écouté de la musique, roulé des pelles, et puis surtout j’ai travaillé, beaucoup, et me voilà au début du mois de juillet, prête à chialer,
PARCE QUE J’EN PEUX PLUS PUTAIN, j’en peux vraiment plus.
Si tu ressembles à la bouffonne qui est en train d’écrire cet édito, sache que c’est bien fait pour ta petite pomme flapie, et qu’il y a deux choses à retenir. La première, c’est que c’est bientôt les vacances. Donc, dans quelques jours, tu auras tout le loisir de ne rien foutre au bord d’une plage ou sur une terrasse, à manger des brochettes de champignons et à lire les « 100 conseils pour flirter pendant l’été » de tous les magazines féminins achetés à la gare qui serviront ensuite à ramasser la merde de ton chien.
(déso les magazines féminins, mais vous n’avez qu’à être moins cons, qu’est ce que vous voulez que je vous dise)
La deuxième, c’est qu’au lieu de brasser du vent, de s’éparpiller et de courir partout, et bien il ne faut jamais quitter son objectif de vue, et apprendre à dire « non ».
Je me suis rappelée que la chose que j’aimais le plus, c’était écrire, et qu’au lieu de taper des petits mots sur mon nouvel ordi qui m’a couté un bras, je me suis lancée dans des projets à court ou moyen terme en espérant retarder l’échéance. Il y en avait des supers et je suis contente de les avoir fait. J’aurais pu me passer de certains néanmoins.
Il n’est jamais trop tard. L’été permet de se reconcentrer sur ce qu’on aime faire le plus au monde, et de prendre le temps de respirer un bon coup pour se remettre sur la trajectoire qui compte. Tu l’auras compris, je vais donc remplir des tonnes de feuilles de conneries plus ou moins drôles, et j’espère que toi aussi, tu feras ce qui te tient vraiment à coeur. La vie est courte, poussin. C’est pas bien de trop s’éparpiller : rappele toi ce qui te donne envie de te lever le matin, et concentre-toi là-dessus.
En attendant que mon dos ait fini de peler (premier coup de soleil de l’année), je te souhaite le plus bel été de toute ta life. On continue de publier jusqu’à la fin juillet, et après on se met au repos. 
T’es beau tu sais. Bronze bien, mon édito revient en septembre, en attendant je t’aime comme on devrait t’aimer, c’est à dire de manière forte, constante mais pas trop collante.
Bisous

Ton amie, RIRI.