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Février 2017

Février 2017

C’est qu’il a commencé sur les chapeaux de roue ce début d’année…Freestyle total, on dirait la suite de Sharknado.
Je pourrais en faire des caisses, là-dessus mais en vrai, que dire de plus ? Je ne suis pas experte en politique, ni en sociologie, je ne sais pas de quoi mon demain sera fait, alors celui de l’Humanité…
Mais bon, on ne va pas se mentir, j’ai pas giga la confiance non plus.
J’ai peur en vrai. Je n’ai pas vraiment la haine. 
A cause des réseaux sociaux, on s’embrase, on s’énerve, on est consterné par la connerie des autres qui nous est agité au bout du nez, constamment. Des tweets de teubé, des remarques de chouchous de la classe infernaux, des blaireaux qui tapent sur leur clavier avant de réfléchir. La fatigue. Mais ce n’est pas un événement récent. Spoiler : beaucoup de gens ont toujours été cons. Il n’y en a pas plus qu’avant, c’est juste que maintenant, vous tombez plus facilement dessus grâce à internet et qu’en plus, ils se félicitent entre eux.
En ces temps où la colère donne envie de déboîter des poutres et de les lancer sur tous les abrutis de la planète, des dirigeants politiques aux gogols sous leurs ordres, sans oublier ceux qui les soutiennent, il est nécessaire de faire une pause.
Une déconnexion.
Et de prendre une grande respiration.
Coupez les réseaux sociaux. Bloquez les comptes des débiles qui ne servent à rien. Arrêter de donner de votre temps et de votre attention à écouter les paroles idiotes énoncées par des gens qui ne doivent pas savoir écrire leur prénom correctement. Laissez tomber. Vous gueulez dans le vent.
Les crétins resteront butés, comme vous, sur leurs idées.
Et au lieu de balancer votre haine, inondez les autres d’amour. De soutien. D’espoir. Prêtez le petit moteur qui vous fait avancer. Essayez de changer les choses pour aller mieux et pas contre telle ou telle idée de merde. Au lieu d’appuyer où ça fait mal, massez là où ça va déjà mieux. Et peut-être qu’on aura tous un peu moins peur, et qu’on arrêtera tous de gueuler comme des cons ou de prendre des décisions de blaireau. 
Jésus, qui est parfois mon bro, a dit « quand quelqu’un te frappe la joue droite, tend lui la gauche ». Ouvre ton cœur, putain. Tend ta main à ton prochain. Ressors tes vieux cours de religion (et n’importe laquelle hein, fais pas genre) qui répètent depuis des millénaires que ça sert à rien d’être un sac à merde. 
Sois quelqu’un de bien. Je te fais confiance. Et si t’as le cœur lourd, si t’as des choses à dire, si tu cherches un endroit où on ne jugera pas ta parole, ta fragilité ou ton petit cœur chafouin, si tu veux partager un peu de ta joie ou tes espoirs, tu peux nous écrire à salut@retard-magazine.com. Je serais, toi-même tu sais, toujours ravie de te lire.

Un petit bisou pour ta peine, un petit bisou pour ta haine, et courage. Si il y a de plus en plus de bisounours dans la dystopie dégueulasse qui est en train de se tramer, ça peut arrêter d’être une dystopie dégueulasse, mais une dystopie avec plein de bisounours.
J’aime bien les bisounours.

Ton amie, Marine.