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jeudi, 20 mars 2014

J’AIME LES FILLES, RENCONTRE AVEC MAXIME CHANET

Parmi les ex qui ont compté dans ma vie, rares sont ceux avec lesquels je suis restée proche. J’ai plutôt tendance à finir les choses en un beau mélodrame plein de larmes et parfois même de sang. FALLAIT PAS FAIRE LE MORT PENDANT 3 JOURS CONNARD.

Quand la rupture est enfin consommée, au mieux, je change de trottoir si je les croise; au pire, je trouve un moyen de les humilier en public (fais comme moi, et dédicace le nom et prénom de ton ex, arrosés d’une bonne dose d’insultes durant une émission de radio ! effet garanti !)

Et puis un jour, il y en a un que j’ai gardé précieusement dans ma vie. Celui qui -après 6 mois de deuil et quelques boîtes de mouchoirs usagers tout de même- est devenu un membre de ma famille. Un tas de paramètres explique cet étrange phénomène. Les mots « honnêteté », « respect », et « temps » y figurent notamment.

Je continuerai d’aimer mon ex d’un amour tendre. Tu sais, cet amour plein de sagesse, celui qui ne fait plus mal au coeur. On se regarde maintenant grandir avec une mutuelle bienveillance. Il est devenu ce repère rassurant quand le chaos règne parfois autour de moi. Celui que j’inviterai à mon mariage. Mon ex s’appelle Maxime Chanet. J’espère que tu en as un comme ça aussi.

Maxime est un photographe de 25 ans, et il aime les filles. Je suis plutôt bien placée pour le savoir. Comme je ne suis pas jalouse, j’ai voulu partager avec toi son amour pour la gente féminine.   

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Hello Maxime, je connais déjà la réponse, mais j’aimerais que tu racontes aux autres, comment as tu commencé la photographie ?

J’ai commencé la photo vers 14 ans quand j’ai eu mon premier boitier , un petit numérique première génération vraiment pourri… mais j’ai surtout utilisé des jetables pour prendre mes potes en train de skater.  Puis ma grand mère m’a offert un argentique un peu mieux et j’ai vraiment commencé à faire des portraits et à réfléchir à partir de là.

Pourquoi as-tu choisi de travailler en tant que portraitiste ?

Quand j’avais 19 ans, j’ai fait un stage avec Nicolas Guerin. J’ai vu son boulot de portraitiste, j’ai eu la chance d’apprendre avec lui et d’autres portraitistes par la suite (Thomas Lavelle , Thomas Laisne). J’étais fan des portraits dans les mags depuis mon adolescence et j’ai vraiment eu envie de continuer là dedans. Le côté humain de ce type de photos me plaît vraiment, l’idée du contact avec le modèle et de sa direction m’intéresse, puis je pense être un peu fétichiste des visages…

Quelles sont tes influences ?

Ed Templeton, une star du skate et déjà reconnu comme photographe quand j’étais gamin. En grandissant j’ai aussi découvert les travaux de Diane Arbus et Anders Peterson qui m’ont vraiment explosé le crâne. Dans le cinéma il y aussi Jim Jarmush et Harmony Korine qui ont eu un impact énorme sur ma vision de l’image et le travail en noir et blanc. J’ai aussi grandi en écoutant énormément de Punk et de Métal, ça a aussi été une source d’inspiration énorme… La musique en général en fait.

Comment choisis-tu tes modèles ou lieux pour shooter ? 

Pour mes séries perso, je cherche juste des gens qui m’interpellent physiquement mais aussi au niveau de l’attitude qu’ils ont. Je n’ai pas vraiment un genre défini. Je pense que tout le monde a un truc cool à montrer et j’aime bien le chercher. Parfois c’est évident et parfois plus dur à trouver mais j’adore le sentiment de décortiquer les gens pour les prendre en photo. il y a aussi un côté sur le vif dans le choix de mes modèles, j’aime vraiment l’idée de shooter l’intimité et c’est souvent ça qui décide de qui, où et quand.

Quels sont tes projets dans le futur ?

Mes projets?…. Devenir riche, beau et faire plus de photos, encore plus et toujours plus ! Et puis voyager plus et exposer plus ! J’ai aussi un projet sur le Skate qui dure depuis un moment, on travaille avec des amis sur un collectif pour mettre en commun nos travaux et bosser ensemble. C’est déjà pas mal non ?

Parle moi un peu de cette série, comment as-tu fait ta sélection ?

Cette série n’a jamais été pensée comme une série… ce sont uniquement des images de mes archives personnelles, l’idée du jeu des regards est revenue souvent dans cette sélection. J’aime vraiment ces images, elles représentent des instants vraiment intenses de ma vie et je pense que tout le monde peut reconnaitre une histoire ou un instant de sa vie dans ces photos. C’est étrange pour moi de montrer certaines de ces images, je me sens un peu à poil , alors que je ne suis même pas sur la photo.

Tu aimes les filles, vraiment toutes?

Les filles, les filles, les filles….. OUI j’aime vraiment les filles, un peu trop parfois. J’ai eu la chance (oui la chance) de grandir entouré de femmes, entre ma mère, mes sœurs, ma grand-mère, mes cousines, mes tantes…. j’ai vraiment passé 16 ans de ma vie à vivre et apprendre avec des femmes, je suis complètement fan des femmes. Je sais c’est super cliché, j’aime les femmes pour des millions de raisons et le fait de les prendre en photo me semble parfaitement naturel. Après je ne shoote pas que des filles, mais c’est vrai que les filles ont une importance énorme dans ma vie et mon travail.

(Quand on case une dizaine de fois les mots « femmes » et « filles » en 3 phrases, c’est plus de l’amour c’est de l’obsession là.)

Bon sinon, quelle serait la bande son parfaite pour cette série?

Pour mon côté cliché et aussi parce que c’est un super morceau j’ai envie de dire « Hot Dreams » par Timber Timbre.

Une question qu’on a oublié de te poser ?

Je ne sais pas, non pas vraiment je crois. Merci pour cette interview. 

Timber Timbre - Hot Dreams

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Regardez plus de jolies photos de filles et autres sur son site : http://maxime-chanet.tumblr.com

Ophelie

Ophélie est née en 1988 et un super putain de vélo. Leader de groupes de filles aussi ultra classes ( Fury furyzz et Mercredi Equitation), la jeune donzelle au casque d'or dorénavant chroniqueuse radio et constellée de tatoo fait parfois un peu flipper. Elle crie fort, quand même. Mais au cas où, rappelle toi ces propos: elle fait les soldes chez Jennifer, et possède la larme facile à l'écoute d'un bon vieux titre de son cd de dance machine 2001. Un coeur en chamallow on t'a dit.