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lundi, 18 avril 2016

La foudre 2/3

Par
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Plac plac. Y a des gouttes près de la porte. Donne envie de pisser. Pisser, pisser, pisser. Plac plac. Tuerai pour un chiotte. Tiens-toi bien James Murray tu prends le train et quand tu arriveras à Kansas City tu iras voir tout de suite le monsieur dont je t’ai parlé sois calme ne parle à personne si personne ne te parle embrasse onc’ pete maintenant. Des indiens à côté. Qu’est-ce qu’ils veulent ? Y zont pas la peau rouge, c’est pas eux les pires. Les tueurs dit onc’ pete, c’est les peaux rouges. La gosse elle chante et je comprends pas quoi, et c’est des peaux de bêtes qu’ils ont sur eux, des peaux de bison à coup sûr. Parierai bien que c’est du bison mon vieux, ouais. Ai l’œil, sais ce que c’est. Sais comment nous les blancs on tue les bisons : on est à plein, y a un groupe avec des chasseurs des vrais et puis ceux qui coupent la peau et puis ceux qui lavent les fusils et qui les trempent dans la neige quand y sont trop chauds pour tirer et ceux qui font la cuisine et aussi des gardes pour pas que d’autres attaquent et volent les peaux. Onc’ pete y dit faut récupérer les balles dans la carcasse une fois qu’la bête est refroidie et les refondre ainsi y a pas d’gâchis y a un boiteux en ville qui raconte qu’il a tué 20 000 bisons dans sa vie une peau c’est 3 dollars une très belle peau c’est 50 dollars c’est ça qu’on aurait dû faire avec Will plutôt que l’or tu crois pas Rose tu vivrais comme une foutue squaw. Ensuite, il a gratté le sein de mam’ et il a gratté la chaise aussi. Elle a rigolé, pas très longtemps et ensuite il l’a touché derrière quand elle s’est levée de la chaise et il a levé sa robe comme ça on voyait tout et y sont allés dans la pièce et les ai pas revu tout de suite. Plac plac. En tous cas la chasse au bison, ça vaut le déplacement, c’est ça que j’pense. Kansas City paraît que c’est aux français.Y vendent des trucs qu’y nous achètent, et aux indiens aussi, comme le bison par exemple. Y a des églises et c’est eux qui les font, pierre par pierre. Des entrepôts où ils vendent de la soie, de la fourrure, de la viande et tout ce que tu peux trouver de meilleur dans tout le Missouri, c’est là que j’vais faire fortune mon vieux, ouais. Sais pas pourquoi les indiens vont là-bas. Mais vais pas leur parler c’est pas dans ma nature. Mam’ elle a chialé quand le train est parti, je jure je l’ai vu. Elle sait pas que c’est mieux comme ça. Suis content de partir, y a plus rien de bien chez moi. Les autres vont pas manquer parce que vais pas leur manquer. Y paraît que Jimmy Creek a dit l’autre soir à Meredith que quand j’serai parti le vallon sera plus maudit, qu’y aura de nouveau des pommes aux arbres et qu’y aura plus d’écroulements qui tuent des hommes. Plac plac. Comme si j’étais maudit ou quelque chose comme ça. Il a dit la malédiction va quitter le vallon parce que le mioche et sa tache seront partis à la ville les Spangler c’est rien que des consanguins leur arbre généalogique il a qu’une branche si tu vois ce que j’veux dire j’peux t’parier un dollar que tout va s’arranger quand il aura déguerpi. Sais pas ce qu’y voulait dire avec l’arbre mais la tache sur ma tête elle a rien à voir avec les arbres, me suis pas cogné ni rien, suis né comme ça. Mam’ elle pense que ça m’donne un charme et pap’ sais pas ce qu’y disait dessus parce qu’il est mort dans l’orage mais les autres y disent que c’est un signe du démon et que c’est pas normal. Y disent que pap’ il a crevé à cause de la malédiction. Y zont toujours parlé de ça et y a eu de la violence à cause de ça, parce que c’est pas normal. Compte pas combien de fois suis revenu plein de boue à la maison. De toute façon sais pas compter, oui sais pas compter alors que j’ai 20 ans, mam’ dit que c’est parce que personne a pris le temps de s’y coller vraiment avec moi mais que suis pas plus un âne qu’un autre. Suis bien content de partir. Et là c’est Kansas City. Les indiens se lèvent, la femme et l’autre femme plus vieille se lèvent, l’homme au sac en cuir derrière elles se lève aussi. Faut descendre du train qui fait plac plac, bon débarras j’pense.

Beaucoup de monde dans la ville et presque tout le monde vient du train. Et d’un autre train à côté. Comme des fourmis sur un ver qui meurt ou sur une miette au bord de la fenêtre. Y courent. Voudrai bien aussi juste pour trouver des chiottes mais peux pas à cause de mon genou. Des chinois dans la grande rue dans un magasin d’objets. Que des chinois à l’intérieur. Un chien qui se soulage sur les planches devant la boutique. Une plus petite rue où y a du linge dehors et j’baisse mon pantalon et j’me vide comme il faut. Par la fenêtre juste au dessus Hé dans l’journal y disent qu’y zont fini le grand immeuble là à Chicago c’est le premier aussi grand paraît que ça s’appelle un gratte-ciel, et ça rigole fort. Des enfants on dirait ou une vieille femme, sais pas. Avec mon pantalon qui est remonté maintenant faut aller à l’hôtel. Le long de la rivière une maison jaune James tu te rappelleras, le long de la rivière une maison jaune, le long de la rivière une maison jaune, le long de la rivière… Quand c’est trouvé, entre, souris, demande une chambre et montre ton argent d’accord mais ne montre pas tout ton argent James juste ce qu’il faut montrer pour une chambre tu comprends. Sourire, demander une chambre, demande une chambre, montre mon argent, y sourit, il a qu’un œil et quand il sourit l’autre œil bouge pas du tout mais il est drôlement rapide pour prendre les pièces. Y sait y faire pour l’argent. Y m’parle alors j’réponds. Viens de Coloma, m’appelle James Murray Spangler, viens travailler dans les entrepôts, ai rendez-vous aujourd’hui, mais j’en dis pas plus pour pas m’attirer d’ennuis et pour pas qu’il s’imagine qu’il est une connaissance. Un oiseau mort derrière la table, accroché à un bout de bois. Ses yeux sont pas bien collés non plus et y a des trous dans ses plumes. Des tas de femmes dans la grande pièce et plein de lampes. Y a une noire qui s’appelle Blanche. Me dis c’est drôle une noire qui s’appelle Blanche aujourd’hui mais l’dis pas tout haut parce que l’homme du comptoir me regarde avec son œil. Toute façon elle comprend pas à mon avis elle parle pas la langue. Et Lili, et Dolores et d’autres noms mais retiens pas tout de suite. Une a l’air plus idiote que les autres mais elle sourit quand même et personne dit rien sur ma tache alors souris aussi, fais pas de vagues comme dit Mam’.

Après c’est l’entrepôt en haut de la rivière. Pas difficile pour reconnaître, le train va jusque là avec ses rails et y a une grande porte noire qui laisse passer les wagons à l’intérieur pour charger les marchandises. Y faut signer ce papier aujourd’hui et ensuite t’inscrire au bureau près de la gare avant que ça ferme lambine pas c’est bientôt l’heure. Demande ce qu’il y a écrit sur le papier avant de signer et l’homme me regarde bizarrement tu sais pas lire, réponds que non mais que ça a jamais empêché personne de travailler dignement. Y sait plus ce qu’il doit dire parce que j’montre que j’me laisse pas faire. C’est fini de se laisser faire j’dis. Il hésite et sa bouche s’ouvre longtemps sans rien qui sort et puis si y a un accident la compagnie est pas responsable chaque ouvrier doit savoir ce qu’il fait et personne sera incriminé à la place du main d’œuvre. Fais une croix en bas, rends le papier, y me montre le travail pour moi, couper des troncs à la bonne taille pour qu’y rentrent dans le train pour ensuite faire des rails pour que le train aille plus loin. Y dit New-York et on dirait qu’y dit le paradis ou quelque chose du genre tellement ses yeux brillent. Y voudrait être là-bas et pas ici peux l’parier, ai l’œil pour ces choses.

Deux mois que j’suis là et un soir où il pleut très fort l’homme de l’hôtel veut bien écrire une lettre sur sa table pour moi. Dis ce qu’il doit écrire et il écrit. Mam’ et oncle pete, vais bien, ai un lit, ai un travail où ils m’ont donné des chaussures parce que c’est le plus important, ai de quoi manger et c’est pas un souci pour moi maintenant. Dans la ville y a des gens de partout et aussi beaucoup de français qui sont pas faciles en affaire et des chinois qui comprennent pas ce que j’dis. Personne dit rien sur ma tache à part un homme dans un magasin qui a dit peau rouge tout bas et j’ai dit continue à jacter et j’vais bouffer ta langue, ça a calmé ses envies de discuter avec moi. Hier y a eu un français tué dans une bagarre près de l’hôtel, un qui travaille avec moi et qui a toujours été comme il faut. Ai pas compris pourquoi les autres ont sorti leur pistolet mais paraît que c’est à cause de la politique entre des groupes qui s’appellent communards et des autres qui s’appellent pas comme ça. Moi j’crois que c’est parce qu’y zétaient soûls. Ai acheté un cigare tout de suite après pour faire croire que ça m’faisait rien et qu’la vie continue. Mais la vie continue et y a une femme dedans maintenant. Elle s’appelle Lisa, elle est très malade pour le moment mais ça passera et vous pourrez venir à Kansas City. Y a un orage maintenant mais j’ai plus peur et ça ça prouve à tout le monde que j’ai grandi. A bientôt, James Murray Spangler. Spangler ça s’écrit comment, je sais pas, c’est pas très important pour le moment. Demande une soupe de pommes de terre pour Lisa et ensuite donne l’argent, souris un peu et monte l’escalier des chambres, me rappelle la tête du français après les coups et la gorge ouverte qui coule sur la poussière et le dos cassé et me demande si les autres ont récupéré les balles après dans la carcasse pour les fondre. Voudrai bien les punir pour ce qu’y zont fait mais sais pas comment y s’appellent et où y vivent.

Je m’appelle Lisa mais c’est pas mon vrai nom tu peux dormir avec moi si tu veux j’ai plus le droit de descendre en salle mais je sais encore comment faire plaisir à un homme comme toi, elle dit ça quand j’me trompe de chambre un soir où j’ai bu un peu d’alcool avec d’autres hommes. Vois pas bien parce qu’il fait noir mais quand suis plus près pour savoir qui c’est dans mon lit qui est pas mon lit, elle attrape ma main et elle touche les doigts les uns après les autres. Fais comme si j’ai pas remarqué qu’elle est indienne et dis d’accord veux bien rester et puis quand même dis mais seulement si t’es pas une peau rouge. Elle rigole et ça fait peur parce qu’elle rit pas comme nous autres mon vieux, on dirait qu’elle pleure et c’est pas joyeux, veux qu’elle arrête de rire donc m’assois à côté d’elle. Des gouttes sur le front. Des taches sur les draps comme des petits lacs dans les trous du matelas. C’est rien nigaud c’est la fièvre c’est pas contagieux aide-moi à bouger mes jambes toute seule je peux pas. Après elle pousse les draps et alors peut-être j’rougis mais j’lui ai jamais demandé après si vraiment j’étais rouge, parce que c’est la première fois que j’vois une femme déshabillée. Et j’pense que les indiennes sont faites comme les autres même si rien n’est sûr aujourd’hui. Sur ses seins y a deux grands ronds de la même couleur que le vin et plus ou moins de la taille d’une soucoupe pour le thé et un paquet de poil entre ses jambes qui peuvent plus bouger. Ça s’appelle la paralysie du matin mais comme tu vois le soir aussi c’est là et elle veux rire encore, le sens parce qu’ai l’œil pour ça et tout de suite la relève pour qu’elle change d’idée. Et elle est contente que j’suis là parce qu’elle gratte mon pantalon un peu sur le genou, puis un peu sur la cuisse et c’est moi qui avance pour qu’elle monte plus haut et elle le fait. Et sais pas pourquoi j’dis ça mais j’dis pour être malin tu peux p’t'être plus bouger des jambes mais t’en as dans la cervelle. Et alors elle ouvre mon pantalon sans le baisser jusqu’en bas ni rien de ce genre, elle m’enfile d’un coup dans son paquet de poil et j’vois rien de ce qui se passe là en bas mais j’sais qu’ça chatouille au début et ça fait du bien ensuite. Elle amène ses bras et sa bouche sur moi un peu partout et moi j’dois beaucoup remuer dans le lit pour que tout se mette ensemble et que j’reste à l’intérieur où c’est chaud. Une fois j’ressors et il faut tout recommencer depuis le départ et c’est ce que j’préfère, alors j’fais un peu semblant de déborder à l’extérieur pour entrer encore dans Lisa, et ça plusieurs fois. Ça dure un bon moment comme ça et d’un coup elle crie sans prévenir. Pense que suis bête et que j’lui ai fait mal alors ressors vite et mets le drap mouillé sur moi sans regarder et attends pour voir si elle pleure mais ensuite elle gratte ses seins et elle frotte ses yeux et elle remet le coussin derrière elle toute seule et pense que j’ai eu de la chance quand m’suis trompé de chambre tout à l’heure. Et lui dis ça et elle dit que rien n’est dû au hasard.

Depuis le jour où j’ai ouvert la mauvaise porte j’amène la nourriture à Lisa même si c’est pas son vrai nom et j’la lave quand j’ai le temps après le travail et j’dors avec mais j’dois pas le dire à l’homme à l’œil parce qu’il veut pas tout mélanger et parce qu’il dit à tout le monde qu’elle est retournée chez elle à coup de pieds dans l’cul la métèque paralysée. Peut-être qu’elle sera guéri avant que mam’ et onc’ pete viennent à Kansas City voir mon travail. Veux qu’on parte nous quatre manger à la rivière un jour où je suis libre. Entre dans la chambre avec la soupe et Lisa dort dans le lit mais elle a laissé un papier au bout. Pose la soupe et dis sais pas lire, tout haut pour qu’elle entende. Redis sais pas lire, même si maintenant que suis à la ville ça m’fait un peu honte, et elle entend et ça la réveille. Elle me regarde comme si elle me connaissait pas et puis pas tout à fait et puis d’un coup on dirait qu’elle sait que c’est moi près du lit et elle dit pas très fort je crois que je suis grosse et je pensais pas que ça serait possible avec la maladie mais je crois que j’ai un bébé à l’intérieur et il va falloir s’en occuper James Murray Spangler c’est ça que j’avais écrit sur le papier et c’est ça que je voulais te dire. Moi j’rigole très fort parce que j’suis trop jeune et que j’ai pas encore fait fortune et que ça serait mieux à un autre moment plus tard mais ensuite j’comprends et c’est pas tellement grave parce qu’à l’entrepôt aujourd’hui on a dit que j’étais un bon élément, ce qui veut dire qu’y veulent me garder et que j’vais avoir une maison à moi bientôt, près de la rivière. Alors vais chercher une autre soupe de pommes de terre en bas et reviens et on mange tous les deux avec Lisa, sur le lit, sans s’embêter avec une table.

Ensuite suis près de la fenêtre et regarde la pluie qui tombe et ça m’fait plus peur et voilà qu’en bas y a les hommes au revolver près du saloon, y a le petit et le grand au moins et sais que c’est eux qui ont tiré sur le français. Dis qu’vais marcher un peu, dis qu’vais rentrer tout de suite et quand suis près des hommes suis tout mouillé et dis plus rien du tout et les suis pour boire un verre comme pour faire connaissance, mais moi j’sais ce que j’veux. Faut pas l’faire voir tout de suite à tout le monde alors bois un autre verre ensuite et encore un autre parce que l’argent arrête pas de sortir de leurs poches comme si y zavaient leur entrepôt à eux et on rigole même une fois ou deux. Suis soûl à cause de tout ça et tombe sur la table où tout l’monde est assis. Ouvre mes yeux et ça mal et y a plus personne à côté de moi, les français sont partis et personne parle plus. Dehors c’est encore l’orage et c’est la première fois que j’en vois un ici à Kansas City, ça fait fondre les rues dans la terre, tout a la même couleur. Des cris derrière le saloon et y a le petit homme qui chante en même temps en tapant des pieds ou alors c’est un autre. Hé il est réveillé le déficient on a cru que t’étais parti au ciel en avance tellement tu bougeais plus une grande perte pour la scierie qu’on s’est dit hein les gars.

Faire un tour, vais faire un tour des maisons pour réfléchir, pour tourner ma langue et revenir ensuite avec la pensée qui va avec. Fais pas de vagues mon James parle pas à n’importe qui et t’arrête pas quand on te moque les gens sont parfois intéressés et parfois méchants tu sais ça tout le monde peut pas comprendre que tu es plus chétif et plus lent sans le faire exprès et ça les énerve. Ai mis le pied dans une merde de chien et puis dans une flaque qui mouille ma culotte. Des éclairs qui passent derrière le salon de coiffure et qui tombent dans le champ derrière où y a des vaches d’habitude mais pas ce soir parce que ce soir c’est l’enfer qui tombe à Kansas City. Crois que c’est le pipi qui mouille ma culotte, peut-être parce que j’ai encore peur de l’orage pour finir. Et les chinois dans leur magasin même à cette heure, des bougies allumées. Voudrai aller m’asseoir là pour poser ma tête qui brûle aussi mais peux pas laisser les français rigoler après toute cette histoire de crime. Suis pas perdu, ici c’est la gare qui commence et les rails qui brillent avec les éclairs, suis pas perdu parce que sais où y sont, cours maintenant sans penser à mon genou qui fait mal et ma culotte qui est collée à ma peau, tout est mouillé maintenant même mes yeux qui voient plus bien et quand j’entends les chants pas loin j’entends aussi le tonnerre au-dessus de l’église. L’éclair sort du clocher sans prévenir et passe tout près de mon oreille alors j’rigole très fort pour entendre quelque chose du présent et c’est la vie qui sort de moi en même temps que j’rigole y a ma langue qui devient dure contre mes dents et ensuite c’est comme de la poudre et peux plus fermer ma mâchoire même en essayant très fort, mon cou craque en même temps que le clocher et les chinois sont derrière la vitre. Le feu est pt’être bien rentré dans mon oreille pour finir et ça m’fait penser à pap’ comme ça sans prévenir et voudrai bien rigoler maintenant que ça m’vient dans l’esprit au mauvais moment mais ma bouche tient plus collée à ma tête, et ma tête tombe sur ma poitrine qui tombe d’un coup sur le sol et la boue, qui remplit mes yeux ouverts. Entends crier les chinois et entends les gouttes qui font plac plac sur le toit du magasin et puis entends plus rien du tout.

Elia

Elia a 24 ans et la race de bouquins de Jim Thompson dans sa bibliothèque. D'origine marseillaise (NON JE FERAIS PAS L'ACCENT), elle a suivi des études de lettres et s'est ensuite lancée dans le théâtre. Elle est actuellement au Conservatoire de Liège, où on espère qu'elle prendra pas un gros cul (les gaufres et le chocolat MAZETTE. Comédienne, on adore aussi sa manière d'écrire, et on est bien contentes que James Gray ne l'ait pas encore appelé : ELLE A ENCORE DU TEMPS À NOUS CONSACRER DU COUP.

Roca Balboa

Bricole Gueurle officielle de la Team Retard
Roca Balboa est née en 1990 et aimerait bien réadopter des rats. Amie d'Anna, la première fois qu'on l'a rencontrée on a vu un petit chaton tout mignon. Puis, en mangeant un kebab sur un banc, on a constaté la bouche pleine d'une viande qu'on connaissait pas qu'elle avait la gouaille la plus hardcore qu'on connaisse. Et un putain de talent pour le dessin. SON SITE PERSO : http://rocabalboa.com/